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Autour de 150 prisonniers assistent à nos cultes de dimanche

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publié le 18/08/2011 à 01:11


Cette fois ci, Camfaith s'est tourné vers le Pasteur NGASSA Moïse qui cumule près de 20 ans de ministère à plein temps auprès des prisonniers. Dans cette interview, il revient sur son ministère envers les prisonniers de la genèse au vécu quotidien.

Bonsoir Pasteur NGASSA

Pasteur NGASSA  Moïse : Bonsoir  bien aimé

CAMFAITH, site internet  d’actualité chrétienne a pour mission entre autres de se rapprocher d’un homme de Dieu et d’essayer de comprendre son ministère et le rapporter au corps de Christ afin que tous soient informés et édifiés.  Avant donc  d’aborder votre ministère,  pouvons nous savoir qui est le Pasteur NGASSA ? 

Pasteur N.M : Je m’appelle Pasteur NGASSA Moïse. Je suis venu au Seigneur en 1991 et comme Dieu sait faire ses choses, je dirais que je suis le pasteur le plus heureux, parce que six mois après la foi, le  Seigneur ma montré ce que  je suis appelé à faire dans son corps ce qui n’est pas donné à tout le monde parce que je connais des frères avec qui nous avons cru  ou ceux  qui ont même cru avant moi et qui sont même allés à  l’école biblique et sont sortis et qui travaillent comme ça sans direction précise.  Après six mois de foi, dans une vision  le Seigneur ma donné  une Bible  avec un chapitre précis pour aller  prêché dans  les prisons. Le matin de ce jour là j’ai été interpelé à Bonanjo avec un mandat d’arrêt pour  émission  de chèque sans provision. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans la prison New-Bell et pendant que j’étais incarcéré, le Seigneur ma dit : « Je t’ai amené ici pour que tu voie comment  mon peuple est entrain d’y souffrir et il y en a ceux qui meurent sans me connaitre et que tu les annonce ma Parole » et  je me suis souvenu de la bible que j’avais reçu et j’ai compris que Dieu m’appel le à  faire un travail et de  me préparer aussi  à  lui faire un rapport le jour que   retournerai au bercail. C’est comme ça que je suis entré en prison le 5 septembre 1991 et j’y suis sorti le 5 décembre 1991, j’ai fais trois mois de prison et au sortir de la prison j’ai demandé au régisseur si je pouvais revenir annoncer la parole de Dieu aux détenus. Il ma dit « oui ». J’ai parlé à mon pasteur et il m’a fait une demande que j’ai apportée à la prison et j’ai reçu l’autorisation pour y annoncer la parole de Dieu. C’était en janvier 1992 et le pasteur m’avait assigné  quelques anciens qui devaient m’assister dans cette vision mais en chemin, ils m’ont abandonné  c’est comme ça que j’ai continué seul. Le 10 octobre 1999 j’ai légalisé le ministère car avant je travaillais  sous la couverture de certaines  églises. J’ai donc lancé le ministère qui s’appelle AWARENESS qui veux dire « prise de conscience » je rends grâce à Dieu parce que quand Dieu donne une vision, la provision aussi arrive sans problème, je crois que c’est DIEU qui vous a envoyé parce que j’ai dit à DIEU, que je refuse toute connexion qui ne vienne pas de lui  parce que j’ai réalisé que dans ce ministère, si l’on ne fait pas attention le diable s’y introduit. Il y a les gens qui sont venus me voir et dire « pasteur  j’ai les contacts ici et là, faisons comme ça, faisons les demandes… »  Non moi j’ai une alliance avec DIEU. Depuis que nous avons commencé, nous avons travaillé au niveau local jusqu'en 2007 et depuis 2008 nous ciblons les prisons du Cameroun : Mbanga, Kribi, Edéa, Sangmélima, Bangangté, Nkongsamba,  Bazou,  MBouda…  dans ces prisons, là nous leur apportons  l’assistance  médicale,  nous gérons une pharmacie,  nous demandons l’effectif de prison et par rapport à cet effectif, nous apportons les produits appropriés. Le plus souvent, les remèdes de vers  pour déparasiter les prisonniers, soit  les remèdes pour prévenir le choléra qui est une maladie en vogue ici au Cameroun. Il ya aussi les effets vestimentaires,  nous apportons aussi à manger aux prisonniers.  Au niveau de la prison de Douala tous les mercredis et chaque premier dimanche du mois nous apportons à manger aux prisonniers. Tous les mercredis c’est au quartier malades que  nous apportons à manger, les gens qui y sont internés  ont le VIH, d’autres la  tuberculose, parce qu’ils n’ont pas de quoi manger avant de prendre leurs médicaments, nous avons prix notre responsabilité de leur donner de  quoi manger une fois par semaine  et le premier dimanche du mois nous faisons des repas  que nous partageons à un plus grand nombre de prisonniers. Dans ce travail là le Seigneur nous  a toujours soutenus. Vous m’avez demandé comment nous faisions pour avoir tous ces dons  là…

Avant d’arriver sur ce point je voudrais revenir sur une question. Vous avez cru en 1991 vous êtes entré en prison six mois plus tard et le début de l’évangélisation était en 1992. Cela veux dire  vous aviez à peine un an dans la foi. Comment vous expliquez cette motivation là ? Qu’est ce qui vous a donné cette conviction de telle sorte que malgré l’abandon des anciens vous  n’avez  pas étés  découragé, vous avez continué dans cette vision.

Pasteur N.M : Moi je pense que tous   ceux  qui ont eu une  rencontre  personnel le avec Dieu  ne  sont plus restés les mêmes puisque même dans la bible lorsque le prophète Esaïe  à rencontré DIEU, sa  vie a changé. Moi je pense que ce jour là où j’ai rencontré Dieu et qu’il ma donné une bible,  ce contact a fait naître en moi une lumière que personne ne  peux éteindre. Je ne suis pas allé en prison parce que j’ai vu quelqu’un le faire. Je suis allé en prison parce que Dieu m’a  mandaté, il m’a dit vas-y annoncer l’évangile. Et Dieu ne peut pas t’envoyer sans te  précéder  je pense que Dieu me précède chaque fois que je vais en prison. C’est vrai que ce n’est pas facile par ce que dans les  prisons  je rencontre beaucoup de  difficultés  mais la bible m’enseigne que ce n’est pas parce que Dieu a dit  « va » que tu ne dois pas rencontrer les difficultés en route,  la preuve  c’est que même JESUS  a demandé à ces disciples  de le retrouver de l’autre côté de la mer  et quand les disciples se sont mis  à partir ils ont confronté la tempête mais ce qui est là c’est que la tempête n’a pas  eu le dessus  sur eux. Aussi longtemps  que JESUS est avec moi,  j’aurai toujours  la réussite dans ce que le Seigneur m’a appelé à faire.
Mon épouseJe voudrai rendre  grâce à Dieu parce que Dieu ma donné une femme qui a saisi la vision, tous ceux à qui j’ai parlé et qui m’ont  lâché en chemin n’avaient pas saisi, mais ma femme a profondément saisi la vision et même quand je suis dans des prisons hors de la ville peut-être pour une semaine, à mon retour elle me donne le rapport de ses actions dans d’autres prisons. Ma femme a saisi la vision de sorte que les choses marchent bien  parce que la bible dit que si un chasse mille, deux chasseront dix mille. L’apport de ma femme dans le ministère est très important.

Ok je voudrais également  revenir à l’époque où les anciens vous ont abandonné  comment est ce que vous avez fait pour avoir une autre équipe est ce que vous avez continué seul ou directement  Dieu a pourvu d’autres  personnes ?

Pasteur N.M : Non  dans cette équipe là ma femme ma retrouvé,  nous n’étions pas encore mariés,  les anciens m’ont abandonné, elle et quelques âmes sensibles ont continué à m’assister.

Vous avez appelé le ministère AWARENESS  c'est-à-dire « prise de conscience »  d’où vous êtes venu cette inspiration ?

Pasteur N.M : J’ai été au Nigeria en 1994 soit trois ans après. J’avais obtenu une bourse pour aller à All Nations For Christ Bible International  une école biblique sous l’autorité de l’archevêque  IDAHOSA à  BENIN CITY,  j’y ai fait trois ans de formation théologique. Au Nigeria j’ai continué à œuvrer dans les prisons et DIEU m’a utilisé pour  guérir une prison de la Gare, OKOU Prison à BENIN CITY.

Au regard de tout ce vous dites votre vision ne se limite pas au Cameroun, vous avez  l’intention d’aller bien au-delà des frontières. 

Pasteur N.M : Je voudrais, si jamais l’occasion m’est donnée partager mon expérience, parce que au Nigeria les prédicateurs ou les aumôniers ne sont pas en contact direct avec les détenus, au Nigéria, il ya une grille qui sépare le prédicateur des détenus,  rien que se dire bonjour on le fait à travers la grille, on est donc obligé de prêcher cellule après cellule on ne peut pas réunir les détenus venant de plusieurs  cellules. Un jour on choisit la cellule A demain la cellule B et ainsi de suite,  alors qu’ici au Cameroun les personnes peuvent sortir des cellules pour  se retrouver dans une salle.  Au Nigeria aussi on n’a pas de l’eau  potable 24h/24, les détenus doivent  puiser de l’eau dans un seau  de 10 litres tous les matins et garder  cela dans un coin de la prison. Au Nigeria aussi spontanément  les gens sont réceptifs à l’évangile alors qu’à Douala  pendant que vous prêchez l’évangile, il ya ceux qui ne s’y intéressent pas du tout. Je ne sais pas ce qu’il en est du Gabon  mais si un jour j’arrive dans un pays autre que le Cameroun et le Nigeria, je pourrai leur apporter ma modeste expérience  du Cameroun.

Vous avez dit que le ministère AWARENESS a été légalisé 10 Octobre 1999  donc reconnu  officiellement…

Pasteur N.M : Moi j’ai fais une ONG,  en faisant une ONG la démarche était moins contraignante que de chercher à obtenir une autorisation ministérielle. ONG il faut juste deux ou trois personnes, vous introduisez la demande et l’on vous donne un récépissé qui vous permet de fonctionner rapidement.

Parlons justement du ministère dans la prison. Votre travail ne se limite t-il qu’à la prédication ?

Pasteur N.M : Dans la prison il ya le volet social qui est très intéressant, nous avons une pharmacie que nous gérons...

Vous prenez soin des blessés et des malades ?

Pasteur N.M : Donc lors de notre première campagne d’évangélisation  en prison nous avons fait recours à LABOREX pour les produits pharmaceutiques et bien avant cela, nous avons demandé au médecin de prison les noms des pathologies fréquentes  et c’est sur la base de ces pathologies là que nous avons demandé de l’aide à LABOREX qui a mis à notre disposition les produits appropriés à ces pathologies. Nous avons apporté ces produits à la prison et nous avons  invité les médecins  chrétiens qui ont accepté de  se joindre à nous en prison, ils ont fait des consultations et des prescriptions. En plus aussi nous avons des frères qui ont voyagé et qui ont parlé de nous à certaines personnes de bonne volonté  ainsi, nous avons reçus des bibles  en quantités considérables de la Suisse, ce qui a permis que nous puisons  les offrir aux détenus. Nous avons été soutenus par GEDEON qui nous a donné les nouveaux testaments pour les prisons. De temps  en temps  aussi ils ya frères et des sœurs qui nous appellent  régulièrement pour que nous puissions venir chercher soit les vêtements soit de la  nourriture pour les prisonniers.  Ce qui fait que par la grâce de Dieu nous avons honoré tous nos engagements à savoir apporter  la nourriture tout les mercredis  et faire une petite fête tous les premiers dimanche du mois. La provision est toujours là.

Parlons du fait que vous apportez la  nourriture aux prisonniers comment est ce que vous faites ? J’imagine dans une prison il ya 50 à 100 détenus…

Pasteur N.M : La prison de douala a particulièrement  autour de 3000 détenus et tous les détenus n’ont pas  les mêmes moyens,  les premiers dimanche de chaque mois puisque nous y faisons des cultes,  nous avons  pratiquement quatre cultes par semaine. J’ai des pasteurs qui m’assistent.
Le culte de dimanche, il ya autour de 150 prisonniers qui y assistent.  Si nous avons apprêté la nourriture pour 300 personnes,  après avoir servi les 150 présents au culte, nous nous déportons aux quartiers des malades, ils sont autour de 50, nous les servons et puis, l’équipe de prison fait le tour de prison pour sélectionner les plus démunis, ceux qui n’ont pas de visite et leur donner à manger de ce qui reste par vague de dix personnes.

Justement vous tenez  les cultes à la prison de New Bell à Douala et comment gérez-vous les autres prisons  de la ville ou du pays ? Est ce qu’il y a d’autres personnes qui sont dépêchées là bas ?

Pasteur N.M : Non. Actuellement, nous y allons de temps en temps et avant cela, nous prenons soin d’appeler le régisseur au téléphone et lui signalons que nous seront dans sa prison tel jour et il nous communique les effectifs de la prison. Et nous leur disons dans quel domaine nous interviendrons, s’il s’agit des produits pharmaceutiques, nous savons déjà quelle quantité de médicaments prévoir, s’il s’agit des savons, ou des vêtements… Les visites des prisons hors de Douala sont des visites ponctuelles…

Mais vous avez l’intention de vous étendre et vous déployer régulièrement vers ces prisons là…

Pasteur N.M : Exactement, les difficultés que nous avons, nous avons besoin d’un moyen de locomotion, un Pick Up  Diesel 4x4 double cabine avec 04 roues motrices afin de pouvoir accéder à ces prisons éloignés avec une équipe de six personnes. Nous rendons grâce à Dieu pour la Maison de Prière du Cameroun qui nous a offert un bureau…

Avant de revenir sur les difficultés ou les besoins, les prisonniers sont ils vraiment intéressés par votre message ou juste par les dons matériels?

Pasteur N.M : Il yen a qui témoignent être premièrement venus à cause du matériel et qui par la suite ont été touchés par la Parole de Dieu, mais en réalité, nous annonçons la Parole de Dieu et il revient au Saint Esprit de faire le reste. Mais nous avons aujourd’hui des fruits encourageants, des anciens prisonniers maintenant pasteurs par notre ministère, d’autres des citoyens paisibles craignant Dieu.

Avez-vous un moyen de suivi des prisonniers après leur libération ? Question de s’assurer qu’ils gardent la foi.

Pasteur N.M : Par la grâce de Dieu j’ai travaillé pendant 10 ans comme secrétaire à la coordination des églises pentecôtistes et de réveil, de ce fait, je connais les 3/4 des églises et pasteurs de Douala. Quand un détenu est libéré, selon son quartier d’habitation, je le recommande à un pasteur proche pour le suivi. Je ne veux pas qu’un détenu prétexte n’avoir pas d’argent de taxi pour venir vers moi à Akwa. Il fait culte dans une église de réveil proche de son domicile et de temps en temps, le pasteur me donne le compte rendu de son progrès.

Aidez vous les prisonniers ayant mis longtemps en prison à s’insérer dans le monde socioprofessionnel après leur libération ?

Pasteur N.M : Il y en a qui ont un bagage intellectuel, ceux là, nous les aidons à trouver un travail. Et d’autres, nous réfléchissons avec le pasteur vers qui il est orienté sur ce qu’il peut faire. D’autres prisonniers en sortant ont appris l’artisanat et continuent dans cette voie après. Et aussi, nous souhaitons créer un GIC, avoir un espace, un champ d’un hectare ou plus, cela permettra de créer une ferme et une plantation.

Avez-vous déjà reçu une aide du gouvernement ?

Pasteur N.M :  Jamais.

Quels sont vos besoins actuels ?

Pasteur N.M :  Nous voulons accroître le stock de nos produits pharmaceutiques,
avoir un pick up pour le déplacement,
équiper notre secrétariat, nous n’avons pas encore d’ordinateur, nous sommes obligés de temps en temps d’aller dans un cyber pour les correspondances, nous voulons un laptop et un ordinateur de bureau avec internet, nous avons besoin des facilités de communication par internet puisque le téléphone coûte cher.

D’où vous vient la provision actuelle, préparer chaque fois pour 300 prisonniers, acheter les médicaments…

Pasteur N.M : Pour la pharmacie, le plus souvent, nous recevons des dons. Et pour d’autres besoins, puisque m’a femme travaille, une partie de son salaire est investie dans ce ministère pour la nourriture, nous avons également des frères et sœurs en Christ qui nous soutiennent.

Avez-vous une autre occupation en dehors du ministère des prisons ?

Pasteur N.M : Non, mon temps est très limité, je n’ai pas le temps pour autre chose. Parfois, je me déplace pour les prisonniers à Bonanjo pour les décisions, puisqu’ils ne peuvent pas sortir… Je fais ce ministère à plein temps.

Avez-vous un appel particulier à l’endroit de tous ceux qui liront cet article ?

Pasteur N.M : J’interpelle le corps de Christ à l’unité, il y a des églises qui viennent ponctuellement en prison et y créent leur ministère et cela paraît comme une division, nous pouvons nous accorder et travailler unanimement.
Nos portes sont ouvertes à ceux qui peuvent nous apporter des dons sanctifiés, aux chrétiens authentiques. Nous ne voulons pas des dons dont la provenance est douteuse ou des donc faits pour se laver la conscience.

Vous avez parlé de créer un GIC, pourquoi ?

Pasteur N.M : Cela nous permettra de générer la provision pour le ministère, on peut y faire l’élevage et produire l’argent pour prendre soin des prisonniers et aussi pour donner un emploi à ces détenus sans occupation une fois libéré.

Y a t-il des détenus qui une fois libéré vous ont suivi dans le ministère ?

Pasteur N.M : Oui, nous avons par exemple le pasteur BEDIME Etienne qui a cru en prison, a suivi nos enseignements et aujourd’hui, il est pasteur avec nous dans ce ministère.

Nous vous remercions pasteur de nous avoir accordé cette interview.

Pasteur N.M : C’est moi qui vous remercie, je crois que c’est Dieu qui vous envoyé.

 

NDLR : Contact du pasteur NGASSA Moïse : Téléphone (00237) 99 74 70 01,
Email : Accéder à son profil pour lui laisser un message ,
BP : 2157 Douala-Cameroun





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