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Un mauvais pasteur a d'abord été un mauvais enfant de Dieu

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publié le 30/04/2014 à 23:30


Camfaith est allé à la rencontre du pasteur Yves POUTH, conducteur de la méditation matinale à Radio Vie Nouvelle Douala et un des responsables du RNPC (Réseau National de Prière Citadine). Dans cette interview, le pasteur Yves nous parle de son appel au Seigneur et du service quotidien.

Bonsoir Pasteur Yves Pouth,

Bonsoir

Vous êtes connu comme pasteur présentateur de l’émission de méditation matinale sur RVN : Pouvons nous savoir comment vous êtes arrivé au Seigneur et comment vous le suivez aujourd’hui ?

C’était vers octobre 1992, par l’intermédiaire d’un cousin qui avait été invité à un programme pendant lequel il avait donné sa vie à Jésus et vu sa position dans la famille, il nous a également invité à ce programme et c’est par respect pour lui que nous y sommes allés et c’est comme cela que j’ai suivi le programme qui parlait des actions du diable, et j’ai été touché, j’ai donné ma vie à Jésus ce jour là et ma vie a été changé, et mon histoire avec Dieu a commencé.

De 1992 à ce jour, comment avez-vous cheminé pour être pasteur et comment le servez vous actuellement ?

C’est toute une longue histoire puisque ca fait pratiquement 21 ans. J’ai été dans l’église où j’ai cru, et les études m’ont amené ailleurs, à BUEA et à DSCHANG où j’ai fait l’université dans tous ces milieux, j’ai été dans des groupes chrétiens et dans des églises de ces lieux, puis, je suis revenu à Douala où j’ai réellement commencé à servir Dieu dans mon église locale comme pasteur assistant et responsable de la jeunesse, et c’est à partir de là que je me suis marié et que le reste est arrivé. Dieu déjà depuis l’université me parlait de l’appel au ministère, mais c’est en 1997 qu’Il m’a donné tous les détails, mais entre temps, j’ai continué à servir Dieu dans le ministère dans lequel j’étais jusqu’à ce que le temps arrive que Dieu me confirme qu’il fallait que je commence ce qu’il m’avait dit et c’est en 2010 que j’ai commencé et depuis ce temps, je travaille également dans un ministère d’intercession dans lequel je suis un des piliers, le réseau national de prière citadine (RNPC) et également j’apporte ma contribution au niveau des médias (Radio Vie Nouvelle, Télévisions Canal de vie, ABK…). Dieu m’a également donné de commencer une œuvre où les âmes sont encadrées et bien d’autres choses qui se font.

Aujourd’hui, vous servez le Seigneur à temps plein, à temps partiel ou avez-vous en même temps un travail qui vous occupe au quotidien ?

Je peux dire que je le sers à temps plein, mais il faut définir le temps plein. Le temps plein ne veut pas dire ne pas être actif. Le temps plein c’est vivre totalement pour Dieu, c’est donner tout son temps à Dieu. Paul servait Dieu à temps plein et pourtant il fabriquait des tentes. Je sers Dieu et de temps en temps je fais dans la traduction français/anglais et anglais/français, et j’écris aussi des documents comme le lecteur de la bible que je fais depuis 03 ans qui permet aux uns et autres de pouvoir lire la bible et je fais aussi beaucoup d’autres choses comme cela qui me permettent d’apporter des ressources à l’œuvre de Dieu.

Le Réseau National de Prière Citadine dirigé par l’évangéliste Simon DJOMBI: pouvons nous comprendre ce que c’est et comment cela fonctionne ?

Le réseau est comme un filet, c’est un ensemble de personnes et de ministères qui se mettent ensemble pour pouvoir intercéder, la vision étant de « Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien » Jérémie 29 :7. Le réseau encourage le peuple de Dieu dans l’intercession. Pas seulement l’intercession en vue des miracles ou des prodiges mais dans le sens de la transformation des hommes, le salut des âmes, le réveil de l’église, la transformation de la société. Nous prions pour nos vies, ceux qui sont à Douala prient pour le bien être de Douala et de même pour Yaoundé, le réseau responsabilise donc les chrétiens depuis plus de 10 ans déjà. Le réseau fait ce travail pratiquement dans les 10 régions du Cameroun et est représenté en Centrafrique en Côte d’Ivoire, en France, en Belgique, aux USA... Le réseau regroupe l’ensemble du corps de Christ sans être une église dénomination, on y retrouve les Serviteurs de Dieu de tous les calibres, les intercesseurs, surtout, on y retrouve ceux qui aiment leurs pays.

Vous êtes également connu comme le conducteur de l’émission de méditation matinale sur Radio Vie Nouvelle et on vous connait comme un pasteur qui dit des vérités clairement sans flatter les brebis, est ce que vous ne perdez pas les plumes devant d’autres serviteurs de Dieu à cause de cela ou alors est ce qu’on ne vous accuse pas de vouloir arracher les membres ou les rendre « rebelles » ?

Je sais que ce que je dis n’est pas toujours approuvé, et j’ai eu beaucoup de situations venues à partir de là. Mais ceux qui me connaissent savent que je n’attire personne dans mon église, et j’encourage chaque personne qui vient me voir à connaitre Dieu d’une certaine manière. Mais une chose qu’il faut savoir c’est que Dieu dirige son peuple et il de dirigera toujours là où Il voudra, vers le bon pâturage. Je suis la même personne sur les antennes et hors antennes.

Vous dites avoir commencé le ministère réellement en 2010, est ce qu’on ne peut pas dire que votre fermeté actuelle est liée à la jeunesse dans le ministère, car on reconnait beaucoup qui sont fermes au début mais avec la popularité, l’évangile se dilue, est ce que cela ne sera pas le cas avec le pasteur Yves Pouth ?

Je sais que je suis comme je suis depuis les débuts de ma foi, car lorsque j’ai cru en 1992, c’est l’amour de Christ qui m’a le plus marqué, et cet amour j’ai dit au Seigneur que je ne voudrais pas que quelque chose m’en sépare et dès les débuts de la foi, j’ai commencé à m’occuper des autres et cela a été le cas jusqu’aujourd’hui. Je n’ai jamais voulu laisser quelqu’un en difficulté et que je sois reposé, c’est ce même zèle, ce même amour qui m’a conduit jusqu’aujourd’hui et cela fait 21 ans, 21 ans de difficultés : 14 ans de mariage pas facile avec beaucoup de combats, d’épreuves dans beaucoup de dimensions dans le ministère et en dehors, s’il fallait se compromettre, je l’aurai fait depuis, car j’ai eu beaucoup de propositions de partenariat et autres, mais le Seigneur ne m’a pas donné le feu vert. Je sais une chose et je le dis toujours, un mauvais pasteur a d’abord été un mauvais enfant de Dieu parce qu’il ya des vérités qu’on n’avoue pas mais qui sont cachées au fond de soi et il faut juste une opportunité pour que cela se manifeste. Mais quand on a une bonne éducation à la base même si on est placé n’importe où, ce que l’on l’a inculqué à la base va demeurer, donc dès mes premiers pas, Dieu m’a donné de voir la marche avec lui d’une certaine façon, j’ai cheminé avec beaucoup de personnes qui aujourd’hui sont tombées et ne sont nulle part, Dieu m’a donné des principes de vie que je tiens jusqu’aujourd’hui et par sa grâce, ce que je fais aujourd’hui, je le ferai toujours. Et puis cette vérité que je dis, je la dis à tous autour de moi, comme une protection pour moi car plus je la dis, plus les gens m’attendent face à ces vérités, donc c’est un défi pour moi à garder le cap, j’aime cela et cela me permet d’avoir autant de personnes autour de moi à qui je dois rendre compte, donc je n’ai pas droit à l’erreur, je suis obligé de garder le cap et de continuer dans ce j’ai établi moi-même.

Récemment vous avez organisé un programme conjointement avec l’apôtre Dieudonné ABOGO, quelles sont vos relations quand nous savons qu’il est président de la Coordination des églises pentecôtistes et de réveil de Douala ?

L’apôtre ABOGO est président de l’UPEC (Union Pentecôtiste et Evangélique du Cameroun) qui a remplacé la Coordination qui n’était que locale à Douala. C’est une fédération qui coordonne les activités des églises de réveil sur le territoire Camerounais avec des branches régionales et départementales qui s’implantent progressivement. La coordination des églises pentecôtistes et de réveil a cessé d’exister depuis quelques années lorsque l’UPEC a commencé.

La relation qui nous lie c’est que l’apôtre Dieudonné ABOGO est mon père spirituel.

Le Pasteur Yves POUTH est marié et père … ?

Non je n’ai pas encore d’enfant, je suis marié depuis 14 ans, je n’ai pas encore d’enfant par la grâce de Dieu, et ce n’est pas un problème dans mon foyer c’est plutôt une joie car le mariage ce n’est pas les enfants mais c’est l’homme et la femme et Dieu au temps marqué selon qu’Il trouvera nécessaire, Il m’en donnera, assurément.

Merci

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La rédaction de camfaith.org

Interview réalisée par Vincent DIDI FANGANG


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